Un voyage “touristique” au CONGO

Pour ce premier billet j’ai choisi de vous emmener,… au CONGO.

Etrange ?! … Peut-être ! Nous sommes effectivement loin des cocotiers et des lagons turquoises qui font rêver. Ce n’est pas une destination réputée pour le tourisme, mais elle n’en est pas moins atypique et surtout … authentique.

Bien sûr, le Congo n’est pas une terre populaire, en raison de sa nature dangereuse et de ses nombreux problèmes politiques récents et douloureux. 
Habituellement, les occidentaux que nous sommes, atterrissent au Congo par nécessité professionnelle. Indirectement, c’est un peu mon cas, j’ai eu la chance de découvrir ce pays grâce à mon frère et ma belle-soeur, partis travailler là-bas pendant trois ans. Animée par l’envie de les revoir et ne voulant surtout pas rater cette belle occasion, je réserve mes billets, demande mon visa, effectue les vaccins nécessaires et me voilà partie pour quinze jours, à la découverte de nouveaux paysages et d’une nouvelle culture.
Quinze jours c’est plutôt court, je n’ai donc pas pour prétention de vous dire que je connais ce pays par coeur et ma vision ne sera peut-être pas très objective. L’image, plutôt naïve, que je vais vous donner, aura pour but de vous faire découvrir ce que je retiens de positif, partant du principe que toute destination peut nous apporter BEAUCOUP !

 

Après douze heure de voyage, dont trois heures d’escale en Ethiopie, je récupère ma valise… ou plutôt, un Congolais la récupère … et je lui cours après. Ne vous y trompez pas, il n’est pas en train de me la voler il veut juste « m’aider » à la porter jusqu’à la voiture de mon frère en échange d’un bakchich… Bienvenue au Congo !

Arrivée à l’appartement, vue sur mer, je m’imagine déjà sur la plage en maillot de bain me reposant tranquillement de mon trajet. Finalement, sur les conseils (insistants) de mon frère je fini par faire ma sieste sur le canapé … En effet, avant de pouvoir en découvrir un peu plus, il me fallait un « briefing sécurité ». Je devais me familiariser avec certaines règles et ainsi savoir ce que je ne pouvais pas faire et ce ce que je ne devais surtout pas faire … !
Le soir, nous partons rejoindre leurs amis dans un bar. Ces derniers nous racontent des anecdotes sur le Congo, qu’ils ont vécus ou entendus. Je vous passerai les détails elles ne sont pas toutes très joyeuses.
A ce stade je ne dois pas beaucoup vous faire rêver, et j’ai moi même voulu faire demi tour en me demandant ce que j’étais venu faire là. Rassurez-vous, le meilleur arrive et je ne regrette pas du tout d’être restée !
Mes Premiers Pas au Congo
Le deuxième jour, je prends mes marques, je m’autorise à partir marcher sur la route qui longe la mer et je m’installe tranquillement dans un bar pour siroter un jus de fruit et profiter du panorama qui n’est pas désagréable.

Je m’émerveille ensuite devant la faune et la flore que je découvre progressivement …

… et en rentrant tranquillement à l’appartement, je m’offre une pause photo devant le magnifique coucher de soleil qui m’est offert.

Les jours suivants, je découvre les plus belles facettes du pays…
Une balade en Pirogue sur le Kouilou
Un matin nous rejoignons deux guides et partons ensemble sur le Kouilou, principal fleuve de la région côtière de la république du Congo.

Nous découvrons alors des paysages extraordinaires ou la vie sauvage et l’homme cohabitent parfaitement (Si, si je vous assure c’est possible !). Le bord du fleuve est parsemé de « minis villages », qui ne sont desservies par aucune route et dont les habitants doivent parfois faire plusieurs heures de pirogue pour y accéder.

A mi parcours nous nous arrêtons dans l’un de ces « minis villages » et découvrons ce que nous trouvons être, un endroit atypique et authentique :

Un endroit où l’appareil photo doit être laissé dans le bateau, pour ne pas voler l’âme de ses habitants,
Un endroit où l’on nous propose de nous restaurer en nous tendant gentiment un saladier dans lequel grouille des dizaines de gros verres blancs. Pas très courageux et pourtant affamés, nous les refusons poliment. 
Un endroit où l’on découvre, un peu naïf et inculte il faut l’avouer, que les ananas ne poussent pas dans des arbres, mais au milieu d’une plante !
Enfin, un endroit ou l’on peut observer un magnifique « champs » de bananier puis lever la tête et apercevoir des perroquets, en libertés, passer au dessus de nous.
Nous entendons alors un (gentil) petit rire moqueur de la part de nos hôtes, réagissant à notre émerveillement devant toutes ces choses inhabituelles pour nous, mais choses communes et naturelles pour eux.

Petit séjour « balnéaire » au Malonda Lodge

Mon frère étant en weekend, nous prenons la direction d’un hôtel en bord de mer, le Malonda Lodge.

Je vous entends d’ici : « nous sommes encore loin des plages touristiques et de l’eau turquoise d’une ile paradisiaque ! » C’est vrai, mais autour de l’hôtel se dévoile un paysage unique, ou même les petites lumières des plateformes pétrolières du large ne gâchent rien et nous rappellent simplement que nous sommes dans un pays que peu de gens ont la chance de visiter.

Nous partons ensuite marcher sur la plage pour s’imprégner de ces paysages que nous ne verrons qu’ici.

En conclusion …
La suite de mon voyage à été parsemé de nombreuses autres découvertes, d’anecdotes cocasses qui me font rire aujourd’hui.
Je pense notamment à ma première escapade solo, en taxi Congolais pour aller chercher du charbon au rond point Lumumba, le rond point des sept chemins. Les consignes de mon frère sont claires, je prends un taxi au porte de l’appartement, je charge le charbon, je lui demande de me ramener au porte de l’appartement, et je ne dois surtout pas changer de taxi ! D’extérieur cela parait un peu « parano », mais il habite à Pointe Noir depuis deux ans et demi maintenant, il sait donc ce qui peut s’y passer … alors je m’exécute. Malgré tout le trajet est agréable, nous discutons avec le chauffeur de mes raisons de ma venues dans son pays et le mot tourisme le fait sourire et l’étonne quelque peu. Notre échange est enrichissant, et je me ravie de cette expérience.
Je pense également à notre sortie sur le grand marché de pointe noire. Un immense marché couvert dans lequel il est plutôt facile de se perdre. Le défi de mon frère et ma belle soeur est alors ne pas se retrouver face aux stands de viande plutôt désagréables tant par la vue que par l’odeur de la viande en décomposition. La chaleur étouffante à l’intérieur du marché n’arrangeant rien. Heureusement nous trouvons facilement les fruits, que nous dégustons avec plaisir. Je me surprend même à aimer l’ananas, que je ne trouve habituellement pas à mon goût, celui ci étant extrêmement juteux, mais surtout il n’est pas croquant comme chez nous !
Je ne vais pas vous mentir, il est évident que la visite d’un pays tel que le Congo n’est pas toujours rassurante. A tout moment il est nécessaire de se rappeler où nous sommes afin de ne pas prendre de risques inutiles. Nous nous retrouvons assez facilement face à certaines situations inconfortables et dans lesquelles nous ne savons pas vraiment comment réagir. Nous ne voulons surtout pas faire d’impaires afin d’éviter que cela ne tourne au drame. C’est en fait un pays à deux facettes dans lequel nous pouvons y croiser le pire (chanceuse que je suis cela n’a pas été mon cas), mais également le meilleur ! C’est ce qui fait toute son authenticité. Les bons moments que nous vivons sont alors pur, simple, mais surtout VRAI !

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